jeudi 27 juin 2013

Test POWER2MAX

Salut à tous,

Aujourd’hui j’aborde un test concernant les mesures de puissance avec un power2max.
Pour ce qui est de la présentation du capteur, je vous suggère l’excellent site DCMaker pour son illustration complète. Inutile de vouloir refaire la même chose et difficile de faire aussi bien !


Ce qui m’intéresse c’est avant tout la répétabilité des mesures de l’outil. La dernière évolution avec l’update pour les variations de températures semblent donner satisfaction. J’ai profité de la venue Rodolphe Lourd pour les 3 Ballons pour lui faire essayer une roue powertap g3 en doublon de son power2max et faire le cobaye le temps d’une après midi ! Merci à lui !


Rodolphe à fait une sortie de déblocage en passant en revue toutes les intensités de I2 à I6 pour ce test. Evidemment il faudrait multiplier les tests pour être plus juste. Mais comme celui de DC Maker est très fourni, je voulais voir si je retrouvais un peu prêt les mêmes conclusions. La roue powertap G3 prêtée, m’a déjà servi à plusieurs reprises dans des comparatifs avec mon SRM notamment dans celui du rendement des chaines de vélo. Je suis donc assez confiant sur sa justesse.

La sortie test


Sur la sortie on a des différences sous estimé de 1 à 2 % entre 200 et 320w par rapport au G3. C’est assez cohérent par rapport aux mesures de DCMaker. Ce dernier à fait beaucoup de relevés vers les 200w mais donc ça semble bon. Il a tout de même relevé un écart de 6 % sur des max à 500w. C’est aussi ce que je relève dès 400w où le power2max semble se mettre à dériver d’avantage. Sur tous les passages vers 400w de Rodolphe, il y a un bon 15 watts d’écart ou 4%. 

Récapitulatif


Vers 500 à 600w on atteint les 6 % mais il y a peut être une explication. Vers 600 w Rodolphe n’y est resté que quelques secondes. Sur un zoom, on voit que  : le powertap atteints plus rapidement la valeur cible ce qui pourrait expliquer un calcul moyen plus faible pour le power2max sur des intervalles si court. 
POWERTAP

POWER2MAX


Dans mes essais G3/ SRM et même vers 1000 watts l’ écart est assez stable. Il faudrait donc plus de mesures au dessus de 400 watts pour valider tout ça et surtout des temps de soutient plus long. Cette dérive n’est pas forcément dérangeante pour l’entrainement si celle-ci est toujours identique ! Cela reste à éclaircir.Dans les autres infos disponibles, il y a celle de Quentin Leplat et son vélomag où il parle des retours sur P2max de son coté, dont voici un extrait.


‘’ Nous avons observe que lors des accélérations brutales, le capteur présente une certaine
Inertie dans la mesure. Et si vous dépassez 1000 watts lors des 2 premieres secondes de votre accélération, ces valeurs
ne seront pas forcement enregistrées. Il est donc assez difficile de faire des tests de puissance maximale avec le power2max.
En revanche, sur les autres efforts supérieurs a quelques secondes les valeurs que nous observons sont pratiquement les
mêmes que celles obtenus avec le capteur powertap.
Le power2max avec le correctif 2013 devient un outil fiable pour l’entrainement et l’évaluation des performances. Son prix
est abordable, ce n’est pas négligeable par rapport a ses concurrents.
Le SAV que nous avons du faire fonctionner une fois, est impeccable. Le changement de pile facile.’’

Vous pouvez télécharger son mag entier pour plus d’infos. Il semble donc qu’à part le problème sur sprint, il n’est pas relevé de dérive importante. De mon coté, il  me faudrait un  autre test pour les puissances tenues au dessus de 400w.. Rodolphe revient vers le 15 aout, ça sera peut être l’occasion d’approfondir tout cela !


samedi 15 juin 2013

Butyl vs Latex bis

Salut à tous,

Aujourd’hui nouveau sujet technique où je m’attaque au rendement des chambres à Air. Suite à mon dernier article sur la section des pneus 23 mm vs 25 mm, j’avais acheté les magazines du marché parlant de ces sujets. Dans l’un d’entre eux un tableau de synthèse, donné par Spécialized sur le rendement des pneus,  m’avait interpellé. On y voyait que le même pneu pouvait gagner 2 watts rien qu’en changeant une chambre à air butyl pour du latex. 


J’ai donc voulu vérifier. En 2012 j’avais déjà  fait un début de comparatif mais sans grande référence et méthodologie par rapport à tous mes deniers tests. J’avais tout de même émis l’hypothèse que le Latex pouvait faire gagner un bon watt.

J’ai donc débuté avec  les roues du précédent  test de pneus,  des RAR Alu  sur base No tube équipée GP4000s et chambre butyl Hutchinson light 77g. Conditions identiques pour le test, Salbert, pas de vent, soleil, 20 degrés. Je choisis denouveau d’ajuster le bidon d’eau pour partir avec 70kg de masse total. Première montée et résultat STRICTEMENT identique aux derniers tests 15 jours plus tôt, 11’49 pour 270w. Assez troublant mais il faut reconnaître qu’a condition de test identique le SRM ne dérive pas d’un clou. Les 5 autres mesures sur les pneus avaient également donnée ce chrono tournant autour des  11’47 / 11’49 pour 70 kg montant à 269 /270w. 



2 ème montée, je mets ma Edge carbone 38 mm à pneu pour l’arrière toujours en GP400S et butyl. La roue est 50 g plus lourde en périphérie. A l’avant je garde la RAR alu ( je vais expliquer pourquoi plus loin). Pas de surprise à 0.5 watts prêt c’est le même résultat. Puis je change et mets une chambre à air Michelin Latex 22/23 dans la Edge arrière. Je garde la RAR butyl à l’avant. Je fais 2 montées de suite et là bonne surprise, le gain par rapport au butyl est d’environ 3 watts ! Vu la répétabilité des précédentes mesures, je ne remets pas en doute celles-ci !



Certain pourront se demander pourquoi je n’ai pas mis de latex à l’avant et pourquoi n’avoir pas fait tous les tests avec la même roue. Premier point et pour ceux qui avaient suivi ma mésaventure sur ma carbone à boyaux, j’avais démontré que c’était bien la qualité du pneu ou boyaux  à l’arrière qui donnait le rendement en bosse. En changeant mon boyau usé pour un neuf, j’avais retrouvé tous les watts dissipés. La roue avant était restée avec un boyau de 2000 km. 
 Deuxième point, j’ai choisis ma jante carbone arrière à pneu dans le but de trouver le meilleur compromis pour ma pratique montagneuse. En effet le Latex peut exploser sous forte chaleur dans les freinages et le carbone chauffe !  Mais en gardant une roue avant alu avec butyl, le risque est nettement diminué.Si on sait bien répartir son freinage en descente c’est 70 % des efforts qui passent sur l’avant. Ainsi jante alu basse, butyl, alu à l’avant pour les freinages et la roue carbone 38mm pour l’aéro, le rendement latex et la ridigité sur relances à l’arrière. La prise au vent reste limitée, on conserve les pneus pour la praticité et le rendement qu’on leur connaît. En rajoutant une chambre latex à l’arrière je pense qu’on obtient des rendements équivalents à des bons boyaux cette fois pour la montagne. Pour finir et même si ça ne figure pas dans mon tableau, j’ai refait une ultime montée en mettant à l’arrière ma RAR Svelt à boyaux veloflex carbon. Elle a à peine  fait mieux que la edge équipée latex,  0.5 watt soit trop faible pour tirer une conclusion. Tout ce que je peux dire c’est que l’avance des roues carbone à boyaux qui étaient déjà assez mince par rapport aux roues à pneus lors de mes tests, se réduit encore un peu plus si ces dernières sont équipées avec des chambres à air latex. C’est d’ailleurs ce que semble montrer le rapport Spécialized sur les boyaux.

lundi 10 juin 2013

TIME MEGEVE 2013

Salut à tous,


J’ai participé à la 10 ème Time Mégève Mont Blanc ce week end. Au niveau prépa je pense avoir fait le maximum avec les conditions météos que l’on a eu et mes dispos pour faire une bonne course sur 4h et 2600mD+. Mon dernier gros entrainement 10 jours avant avec  4h @240wmoy et les 2500mD+ tenus vers 285/295w m’avait mis en confiance. Egalement un super Gimenez fait 15 jours plus tôt où j’atteignais pour la première fois les 300 w sur 45 min. Bref 10 watts de plus qu’en 2012, tout semblait ok. Surtout que je comptais bien sur un pic de forme avec 10 jours d’affutage respecté scruptuleusement en baissant de 40 % ma charge d’entrainement, sans volume donc et avec de l’intensité courte.
 
Charge ++ puis affûtage 12 jours...


Malheureusement, en sport on est pas maître de tout et me voilà au départ avec les bronches prisent, nez en vrac, pratiquement aphone la veille…la météo fidèle au début de saison nous annonçait une journée froide avec un bon risque de pluie. Au départ la route est séche et le ciel clair, c’est tant mieux car vu mon état je prenais pas le départ avec la pluie…
La première descente est neutralisée vue l’état de la route et la deuxième des Saisies le sera également. PAr moment ce n’est plus une route mais un amas de trous en fait...Très bonne initiative des organisateurs en tout cas pour la sécurité de tous.
Dès la mise en route, je suis collé. Je me dis que l’échauffement précaire est peut être la cause. Mais après 40 min d’effort où je n’arrive pas à dépasser les 270w pour 295 w espérés je me dis que ça va être long…pas de force, c’est tout. Au sommet à 1600 m  il fait 10 degrés pour une mi juin…il a de la neige tout autour…Le deuxième col, le plus costaud de la journée, est celui de Bissane par Villard sur Doron avec 1000mD+ pour à peine 12km. Ça part pas mieux, 270w puis 265w pour finir @260w …bon c’est plié, journée sans force, sans rien.  

Ambiance au sommet...

Je suis trop mal, je descends et bifurque à Flumet pour rentrer direct sur Megéve, tranquille sur le petit parcours de 85 km et 2100mD+... Inutile de se rendre plus malade, j’ai déjà pas pris la pluie,  ça aurait été le pompon la haut à 1700m dans le brouillard.
Me voilà à l’arrivée, il a pas un chat…normal tout le monde est encore sur les autres parcours.
Bilan 2h50@216wmoy   dérisoir  en comparaison au 250w sur 3h ou 240w sur 4h que je sortais 15 jours avant …de quoi gagner 3 à 4 min par col au moins….
Bravo à Benoit pour avoir bravé la pluie, les orages et 5 °c sur le retour du  grand parcours. Un vrai guerrier !
Bravo également à MEGEVE et TIME pour l'organisation très sécuritaire mise en place , les consignes bien appuyés,  toujours la magnifique ambiance d'après course et les bénévoles vraiment souriant et accueillant.A   défaut de météo et forme, cela a bien compensé et on reviendra en 2014 pour faire mieux!.


Un podium vraiment sans l'avoir voulu!
Prochain objectif  dans 3 semaines à la Grand BO !

mardi 28 mai 2013

Pneus 23 mm VS 25 mm

Salut à tous,

J’ai profité enfin d’une journée sans vent et aux températures acceptables ( 16  à  20 degrés) pour faire un comparatif de section sur les pneumatiques. Le 25 mm est très en vogue en ce moment où on lui confère  un meilleure rendement et un meilleur confort par rapport au 23 mm. Pour ce test je vais comparer le dernier Michelin PRO 4 service course en 25 et 23 mm. 


Je tiens à remercier Guillaume du site Matosvélo pour m’avoir mis en relation avec Nicolas Cret, ingénieur chez Michelin sur le développement des pneumatiques vélos. Ce dernier m’a fait parvenir un set complet de pro 4 en 23 et 25 pour mes essais. Ils sont pesés à 218 g pour le 25 et 208 g pour le 23. Autant dire rien ! J’utilise une chambre à air light à 80g 700*20/25c pouvant donc aller dans les 2 carcasses !  7 bars.
Le lieu est habituel, le Salbert, une montée de 3.760 km à 5.7% de moyenne.  Température 15 degrés au début jusqu'à 20 degrés à la fin. Je me pèse comme d’habitude avant chaque montée et complète un bidon d’eau pour toujours avoir le même poids montant. Aujourd’hui à 69.8 kg tout compris. Je monte à 270 watts permettant d’évoluer entre 18 et 23 km/h, pas loin de 4.4 watts/kg, cela me semble déjà bien représentatif pour la majorité des utilisateurs.


Le premier test est effectué avec un autre grand pneu actuel, le GP400s (190g) possédant un bon volume avec une section de 23.8 mm pour me donner une idée de rendement pur des Michelin.
Les résultats sont rassemblés dans le tableau ci-dessous.


Et bien on peut dire que tout se tient dans un mouchoir de poche avec à peine 1 watts entre tous.  Sur des pneus haut de gamme, aucun ne prends donc l’avantage en montée. La dispersion possible du système de mesure m’empêche toutes conclusions sur de si faibles écarts. On notera tout de même l’incroyable répétabilité des résultats : 270w c’est  environ 11’43 s pour 69.8 kg et sur 5 montées !
Concernant le confort, je peux pas dire non plus que j’ai vu de grands écarts. Il faut dire que la route est plutôt en bon état. Alors peut être qu’à vitesse plus élevée et sur asphalte avec des aspérités le 25 mm va prendre l’avantage.  Pour ma pratique prioritaire et montagneuse, il peut en tout cas tout à fait se substituer à un 23 mm puisqu’il est au moins aussi performant en bosse.

Nicolas Cret m’a indiqué les données Michelin suivantes pour bien faire comprendre les différences de rendement entre pente et vitesse. Dans une pente à 7.9 %, 64kg cycliste, 379 w , le pneumatique intervient à 3 % dans la résistance au roulement (3,15kg/T) .  Toujours à 379w sur du plat, on est pas loin de 50 km/h et là la résistance du pneu passe à 11% (toujours 3,15kg/T). On comprend mieux l’intérêt de rechercher du rendement matériel  pour rouler vite  sur le plat ! Pour moi à part dans un labo ou sur un vélodrome, impossible de mettre en évidence  les gains à haute vitesse. Sur route extérieure et à 50 km/h, le moindre coup de vent ou le moindre changement dans sa position peut tout fausser ! Top vélo et leur test sur banc à rouleau lisse (pas forcément représentatif de l'asphalte) semble indiquer  un gain de 10 % de distance parcourue en plus pour le pro4 25 mm sur le 23 mm en étant lancé de 70 km/h et jusqu’à arrêt…un argument de plus en faveur du 25 mm même si en condition réelle je doute d'un tel écart!… Comme me le rappelait dernièrement Julien PINOT, on peut aussi faire confiance à Tony Martin réputé technicien hyper pointu,  s’il a choisit de passer en pneus de 25 mm pour ses CLM sur roues à pneus carbone ! pas un hasard certainement !  

jeudi 23 mai 2013

Test Speedplay Zéro


Salut à tous,

J’ai profité de la météo exécrable du moment pour faire un test de rendement sur home trainer de mes nouvelles pédales Speedplay.  C’est le modèle zéro à 165g + cales. Mes anciennes Iclic titane présentaient une surface d’appui bien abimée et avec des sensations de glissement des cales bien désagréables (corrigé avec le renfort métallique sur les iclic 2 d’ailleurs et aussi sur Xpresso…).



Pour le test j’utilise les chaussures  sworks 2013 avec les speedplay et le modèle sworks 2011 pour les Time. Poids identiques et construction identique pour les chaussures, une semelle légèrement plus fine pour le modèle 2013. Pour rappel, j’avais essayé de mettre en évidence des gains entre chaussures bien différentesau niveau poids mais sans succès. Donc pour ce test, les quelques grammes entre les deux feront l’affaire. Pour le poids d’ensemble on est très proche également. Les iclic à 175g sont un poil plus lourdes mais les cales sont plus légères car les speedplays ont besoin d’un adaptateur sur les perçages 3 trous. J’obtiens donc un ensemble Sworks 2013 + speedplay+ cales @741g et iclic +cales + sworks 2011@748g ! Négligeable ! Pour la hauteur par rapport à l’axe de pédale on arrive à 12 mm pour speedplay contre 13 mm sur Time donc vraiment proche aussi !  La grosse différence vient plutôt des possibilités de réglages et d’alignement de l’axe pédale avec le métatarse du gros orteil. Avec les speedplay la plage de réglage est plus grande et cela tombe bien car les sworks ont la fâcheuse tendance d’avoir un perçage trop sur l’arrière. Cales i-clic réglées à fond je n’ai jamais pu être centrée sur l’axe ( 7mm). Grâce aux speedplay j’ai donc pu corriger, c’est toujours ça !  


Pour le protocole de test, je m’inspire de mon précèdent test qui était calqué sur le test de TOP vélo! Echauffement 15 min puis 2 min @210w puis 3 min@230w (avec ventilo pour limiter la chauffe du moteur !) et je prends la moyenne watts/fc  sur les 2 dernières minutes puis je démonte les pédales ( 2min) et recommence 2min@210w 3min@230w. Test réalisé en 2x45min de HT, 10 mesures soit 5  par pédales au total. Pour rappel celui-ci n’avait rien démontré entre des rxs et iclic. Dans le tableau de mesure du magazine,  les speedplay zéro se trouvaient entre les 2, donc je m’attendais pas à grand-chose non plus ! Pour limiter la dérive cardiaque, je me suis mis en limite I2/I3 soit 230w, une allure tenable pratiquement  5h pour moi, donc une certaine marge pour faire des tests sur 5 min !


Les résultats regroupés dans le tableau ci-dessus sont conformes à ce que je pensais. Il n’y a pas un watts de gain entre les 2 !


 Le coût cardiaque@230 watts diminue progressivement juste parce que ma fc passe de 140 puls à 142 puls sur l’ensemble du test. On niveau ressenti de pédalage certain affirme que l’on pédale plus rond avec speedplay, j’ai juste noté que la répartition des points d’appuis est différente. Avec speedplay on écrase plus sur le milieu de la pédale, avec les Times c’est plus large. J’aurai presque envie de dire plus confortable. Mais mon jugement peut être faussé car cela faisait des années que je pédalais sur des TIME et donc habitué !
Donc match nul pour moi sur le rendement. Le site friction fact a démontré un gain de 1 watt des speedplay par rapport aux Time @250w. 

Trop faible pour moi pour le mettre en évidence !  Concernant l’usure des cales avantage speedplay, la surface qui fait contact est mieux protégée mais c’est plus difficile de marcher avec ! Concernant le réglage du Qfactor, avantage Speedplay, avec une plage supérieure contre 2 positions sur Time mais faut il encore savoir le régler !  Concernant l’entretien, je pense avantage Time car les speedplay nécessitent un graissage régulier. Concernant la facilité d’enclenchement avantage Time sans problème, sur iclic, icli2 ou les dernières Xpresso on pose le pied et c’est parti !  C’est un poil plus difficile sur speedplay mais ça vient vite avec l’habitude.
Donc voilà pour moi match nul sur le point clé qu’est le rendement, pour les autres points chacun pourra choisir en fonction de ses priorités d’utilisations !



jeudi 9 mai 2013

Time Mégève 2013: bilan de la forme à un mois


Salut à tous,


A un mois de mon premier objectif qu’est la Time Megève, il est temps de faire mon traditionnel bilan sur la forme et la méthodologie d’entrainement employée jusque là.  Pour rappel, en 2012 j’avais tenté une approche par EPI pour améliorer mes performances au seuil. Ses derniers  ne m’avaient pas du tout réussi. J’étais très bien sur des efforts de 6 à 10 min mais ensuite je ne tenais pas la puissance critique. Couplé à un mois d’avril/mai où je tombais 2 fois 10 jours malade , j’avais donc fait une Time 2012 très moyenne. C’est année, on a tous touché le fond question météo pour la prépa hivernal. L’Est de la France détient le triste record de froid ( -4°c) et de jours sans soleil sur la France. Et on ne peut pas dire que la météo soit encore bien stable…J’ai donc essayé de changer mon approche en oubliant le volume (moi,  les sorties longues par zéro degré je ne peux pas…)  et ne travaillant que sur l’intensité dès le mois de février/mars. Apprendre à rouler vite pas longtemps avant de rouler vite longtemps. Donc du travail sur la VO2max  par des IT assez long de 5*3min @95%de PMA mais aussi beaucoup de temps en zone Sweet  Spot Training. Cette zone SST juste un peu sous le seuil ( un bon I3 donc), permet de faire monter la FTP mais aussi de rendre l’organisme très économique en énergie à de très bonne intensité déjà.  De plus quand je sors, la roue libre je ne connais pas. 3h = 3h en prise avec 2 à 3 % de récup seulement : une autre façon de rentabiliser la séance comme si j’étais sur HT.
La roue libre dehors? connais pas!

 Et avec seulement 4 sorties entre 3 et 4 h je suis déjà  capable tenir 85 % de FTP ( 290w estimé)  soit 240w à 245w moy sur 4h. Pourtant je n’ai pas fait une seule sortie en endurance longue de la saison….Par rapport à 2012 j’ai bien gagné 10 watts sur mes moyennes. Evidemment cette approche est réservée à des cyclistes avec du vécu capable de supporter rapidement de l’intensité…. Mon SV1 doit être vraiment haut maintenant pour que je sois capable de tenir à si haut régime sans essoufflement prononcé.
Prédominance I3/I4 sur les 28 derniers jours


Pourtant je suis sur que ma PMA et FTP ne sont pas plus haut qu’en 2012 pour le moment. Dès que je dépasse 290w je suis rapidement dans le dur ! Il me reste donc un dernier cycle de 4 semaines à effectuer avant la Time pour faire monter SV2: Gimenez, exo @105 /110% de FTP vont être souvent de la partie. A voir maintenant si je vais pouvoir assimiler ce dernier bloc.  Actuellement j’estime à 315w un cp20 suite à un exo de 23 min @311w  réalisé le 02/05 où j’ étais pas loin de mon max. On verra d’ici un mois où j’en suis.
6x(3min@I4 / 1min@I5), chaud! 

Je suis également très vigilant par rapport à la charge hebdomadaire et mensuelle. Finalement et après avoir tâtonné plusieurs années, je m’aperçois que ma charge idéale ne doit pas dépasser 90TSS/D (ponctuellement un peu plus en prépa final d’objectifs et avant affûtage . Sinon les risques de régression et de fatigue sont plus importants que les gains ! Cette charge admise peut être très  variable suivant les individus et n’est en aucun cas à prendre en référence pour d’autres. C’est à chacun de trouver le bon équilibre entre dispo, capacité de récup, ancienneté ! On ne passera pas de 90 TSS/D à 150 TSS d’une année à l’autre sans risques ! Par rapport à mes dispos et l’envie que j’ai  à  consacrer à mon entrainement, c’est bien pour moi. Avec plus d’heures je pourrais passer plus de temps en zone I2 et j’en tirerai peut être d’autres bénéfices mais comme on dit quand on ne peut pas faire long on fait plus intense ! 

vendredi 19 avril 2013

Comment évaluer au mieux sa PMA en cyclisme ?


Salut à tous,

Je reviens aujourd’hui sur la pertinence du protocole pour déterminer la puissance correspondante à la VO2 max sans avoir recours à un labo. On pratique généralement un test 5 min sur le terrain ou un palier type +30w/2min sur home traîner où il faut tout donner jusqu’au bout. Malheureusement je m’aperçois  avec le recul de plusieurs années de suivi avec la puissance, qu’aucun n’est bon pour déterminer une vraie zone de travail pour développer la VO2max. Tous ces tests, où on est limite avec la filière aérobie et anaérobie lactique, surévaluent la vraie PMA ! En effet suivant les capacités lactiques de chacun, les tests pourront fortement varier. Un coursier/sprinteur  avec une  VO2max de 65 ml/min/kg aura par exemple 380 watts sur 5 min terrain et un grimpeur ayant la même VO2max poussera seulement 365w.  Le premier  va s’appuyer sur sa filière lactique plus développée pour tenir plus longtemps et plus haut sans oxygène. Julien Pinot le rappelait dans notre séminaire de Décembre : le Profil de Puissance Record  décrit une droite décroissante sur une échelle de temps logarithmique après 5 min et sur  plusieurs heures pour tout le monde. Mais entre 1s et 5 min c’est très variable selon les coureurs.

J’ai eu le cas encore dernièrement avec un suivi. Le test 5 min a donné 320 watts et était perfectible à 330w vu le départ trop rapide ( 500W…)et le cp20 @263watts.


 Sur les intervalles de 8x( 40s @340w / 20s@160w), le coureur arrive à fournir 290wmoy sur 8 min. 


Pourtant sur des intervalles de 3 min@305w, il baisse dès la 3 ème répétition pour finir à 280w sur 3min. Clairement si ça PMA à VO2max avait été  à 320 w, il aurait pu tenir 95 % sur 5*3 min . En finissant à 280w on voit qu’il a épuisé tout son potentiel maxi aérobie en étant pourtant bien en dessous de son CP5. 



Pour un développement optimal de la VO2max l’intensité  des exos doit se situer entre 95 à 100 % et dans une moindre mesure 110% pour les it courts comme le 30/30. Sur son  exo comme le 40/20 à  340w, il est fort probable qu’on développera d’avantage ses capacités lactiques que vraiment son moteur.Le test 20 min vient d’ailleurs confirmer les constations. A.Coggan préconise de prendre 120 % de FTP pour travailler la  VO2max sur des intervalles de 3 à 8 min. Avec 93 % de CP20, on a une FTP théorique vers 245w. Soit 290w à 120 % de FTP dans notre cas. Et en effet à 290w sur les 5*3 min, il aurait pu aller sans faiblir jusqu’au bout impactant au mieux sa VO2max et non ses capacités lactiques.

 Le débat reste ouvert sur les meilleurs exos pour  la VO2max. Je ne remets pas en cause les fameux 30/30 ou 40/20 ou encore 1/1 sur l’amélioration de la  PMA sur 5 min mais je pense que des exos un peu plus  longs et un peu en dessous de VO2max ont plus de chance de la faire évoluer. Ce n’est peut être pas par hasard que le Modèle Gimenez sur 45 min a été jugé supérieur au 30/30 ou encore qu’une experte en physiologie comme V. Billât préconise 5x(2.5 min @100% de VMA / 2.5min@50% de VMA) pour la VO2 max chez les coureurs à pieds.

Comment valider alors que le cycle de VO2max à bien porté ses fruits. Pour moi le test 20 min même s’il est difficile,  demandant  une certaine fraîcheur physique et psychologique, donnera un sérieux indicateur de la progression. Sur 20 min la filière lactique ne joue aucun rôle, c’est bien les capacités aérobies qui sont sollicitées au maximum.