Salut à tous,
Retour sur un petit test de l’été dont je n’avais pas encore pris le temps de parler. J’ai eu l’opportunité d’essayer des roues ZIPP 303 à boyaux. Mon vélociste (merci Daniel de Ditri-cycle Danjoutin) en utilisait une paire et il m’a proposé de me les prêter. Belle occasion enfin d’essayer des roues à boyau, je ne pouvais pas refuser!
Retour sur un petit test de l’été dont je n’avais pas encore pris le temps de parler. J’ai eu l’opportunité d’essayer des roues ZIPP 303 à boyaux. Mon vélociste (merci Daniel de Ditri-cycle Danjoutin) en utilisait une paire et il m’a proposé de me les prêter. Belle occasion enfin d’essayer des roues à boyau, je ne pouvais pas refuser!
La paire était équipée de boyaux Continental Sprinter. Un petit comparatif technique avec mes Edge 38 mm s’imposait avant d’aller sur le terrain. Les zipp nues pèsent 1170 g vs 1340 g pour les Edge. La différence provient essentiellement du profil tubulair permettant d’avoir une jante de 285g-44mm contre 390 g- 38mm à pneu. Mes roues reprennent un peu l’avantage sur le montage global faisant passer les 210 g d’écart sur les jantes à seulement 170 g sur l’ensemble. Reste le choix des pneus : avec un ensemble chambre light + ultremo R1 à 250 g contre 280 g pour le boyau sprinter, il ne reste vraiment plus grand écart sur l’ensemble : 1730 g – zipp 303 vs 1840 g edge 38.

Je pars donc essayer 2 jours de suite sur un parcours identique présentant des longues lignes droites et aussi un col de 400 mD+. Dès la mise en route, c’est l’enchantement d’un point de vue confort. Le boyau pourtant gonflé à 8 bars ( 7 sur mes ultremo) me donne l’impression de rouler sur du velours. On dirait que je viens changer de vélo tellement les vibrations me paraissent filtrées. Magique le boyau ! Vient ensuite à tester l’aérodynamisme. Jusqu’à 40 km/h pas vraiment d’écart mais c’est ensuite que l’effet turbo se déclenche. Alors qu’il faut d’habitude que je pousse plus de 300 watts pour accrocher les 40 km/h, je me surprends à voir souvent les 42-43 km/h pour le même effort. La forme bombée et alvéolée qui fond toute la force des ZIPP n’est pas qu’un argument marketing. Capteur de puissance à l’appui, il est plus facile de maintenir l’allure à 40km/h. Arrive maintenant la route forestière qui monte au Hundsruck. Sur la première sortie je l’ai montée au train soutenu à 290 watts représentant 20 ‘ 15 pour les 6 km. Le lendemain 10 accélérations à 400 w pendant 30 s entrecoupées de récup à 260 w faisant un total de 295 watts pour 20’ les 6 km. J’étais passé une semaine plutôt dans le Hundsruck avec mes edge sur un exo type gimenez sur les 6km( alt 370w-270w) min produisant aussi 295 w pour 20’10s. Pas de différences de rendement donc. Mes Edges aux rayons assez tendus répondent aussi bien dans ce domaine. Reste la prise au vent, lors du deuxième passage il y a avait du vent en altitude. A la descente les Zipp m’ont bien surprise par leur faible prise au vent et l’aspect très sécurisant qu’elles dégagent à haute vitesse pour une paire de 1170g. Malgré leur profil plus haut, elles sont moins sensibles et plus maniable au vent que les Edge.
Bilan très positif donc. Reste l’éternel problème du boyau et son aspect peu pratique sur les changement/réparation rapide qu’il pourrait demander . En effet pas de souci à l’entraînement mais un boyau endommagé en course et c’est cuit ! Alors à 2200 euros la paire, je n’ai pas franchi le pas mais leur polyvalence mérite vraiment leur réputation.