Salut à tous,
Je remet en copie un commentaire parlant d'un test d'un fidèle lecteur du blog qui a opposé avec ma méthodologie boyaux et pneus. Boyaux Continental compétition podium TT vs pneu GP TT sur ZIPP 202, Ksyrium SLR, ZIPP 404 pour les roues, Tests à plat et en bosse d'où l'interêt de le mettre en avant! Les résultats sont très cohérent avec les tests trouvés chez Bikeboard même si les boyaux ne sont pas exactement les mêmes:
Merci beaucoup Alban je vais continuer à suivre tes conseils à la lettre.
De plus, pour apporter ma pierre à l'édifice quant à l'éternel débat Boyau/pneu, voici le résultats de mes nouveaux tests avec SRM et Awsoft acheté il y a peu, et avec un protocole semblable au tien mise à part le fait que je réalise tout à 100% :
1- Test en montée 5 km à 7% : * Zipp 202 + boyau Conti Compétition (Ensemble = 1730 g sans cassette) = 14'17'' Watts SRM = 370,3 et Watts Awsoft = 370,8 Ecart = 0,5
* Ksyrium Slr + latex + Conti TT (Ensemble = 1950 g) = 14'01'' Watt SRM = 375,4 et Watts Awsoft = 380,6 Ecart = 5,7 !!! Donc large victoire de mon montage pneu !!! Je pourrai peut être améliorer le résultat de la paire à boyau avec un autre boyau ou des Obermayer (mais à quel prix !!!). Quoi qu'il en soit, il semble difficile de battre l'ensemble Ksyrium Slr/latex/pneu. Seul bémol quant à moi pour l'ensemble pneu : l'aspect plus sécuritaire du boyau lors de grandes descentes.
2- Test 10 km plat en aller retour vent nul à très faible (anémomètre utilisé et température 25°) :
* Zipp 404 + boyaux Conti Podium TT (Ensemble 1800 g) = 12'41'' Watt SRM = 361,1 et Watts Awsoft = 361,5 Ecart = 0,4
* Zipp 404 + butyl + pneus Conti TT (Ensemble 2250 g) = 12'35'' Watt SRM = 363,2 et Watts Awsoft = 367,5 Ecart = 4,3. Avantage ''plutôt'' logique du montage pneu qui pourrait de plus être amplifié avec des chambres en latex.
Voilà quant à ma modeste contribution au débat. Bien cordialement et encore Merci
beaucoup Alban.
dimanche 10 janvier 2016
jeudi 7 janvier 2016
Test de rendement de la gamme Vittoria Graphene Corsa speed 23 mm boyaux et TLR
Salut à tous,
Le mois de décembre dernier a été incroyablement doux
permettant encore de belles sorties. De mon coté, il m’aura
surtout permis de nouveaux tests de terrain grâce à des conditions de vent
très faible.
Ainsi j’ai pu tester les 3 nouveaux pneus de la gamme
Vittoria Graphene et voir si mes prédictions de rendement suite aux mesures sur roller se
retrouvaient sur le terrain.
A ma disposition, j’avais cette fois le nouveau boyau Corsa
Speed 23 mm, la version pneu Corsa Speed tubeless ready 23
mm et le pneu rubino pro speed 25 mm ( Merci PYF) que j’allais pouvoir opposer au Continental GP TT de référence.
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| La nouvelle gamme Corsa Speed 23 mm Vs GP TT |
Comme évoqué sur le précédent billet et la résistance au roulement, tous les tests des pneus ont été fait avec une
chambre latex 80 g ou tubeless + liquide
latex pour les opposer de façon équitable au boyau aussi latex. Contrairement à la photo, tous les pneus ont été monté sur la même jante pour les essais, la no Tube 340 ZTR. Seul la jante pour boyau était différente, en carbone 35 mm mais possédant le même poids et même rayonnage que les No tube.
Avant les tests terrain, j’ai pu refaire et resynthétiser
tous les tests roller en chiffrant les écarts par rapport au GP TT . On peut retrouver sur le tableau ci
dessous les résultats. On retiendra essentiellement la dernière colonne où sont calculés
les watts ' équivalent terrain'. Surligné vert ou rouge si le pneu économise ou consomme des watts face au GP TT( ligne bleue) . Pour
résumer on constate que toute la gamme Corsa speed serait meilleure que le GP TT référence et seul le Rubino pro speed serait derrière.
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| Les résultats sur Roller |
J’ai pu faire 3 tests terrain pour vérifier ces écarts
Roller. Le premier test dans le Salbert a opposé le boyau corsa Speed, le pneu
Rubino pro speed et le GPTT.
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| Corsa Speed vs GP TT |
Le GPTT reste devant de 0,7 watts et les écarts de 3,8 w à
l’avantage du boyaux sur roller n’ont pas été confirmé dans ce test ( test du 07/12 sur tableau ci dessous). Je pense
que c’est bien la section du boyau qui pose problème. Il reste très fin d’à
peine 23 mm et le TT fait 25 mm. Du coup la motricité en côte a été pénalisé,
surtout que ce jour là et comme souvent
en décembre, il restait de l’humidité
sur la route, aggravant certainement le résultat....On peut remarquer l'incroyable répétabilité du test avec des écart entre chaque montée se tenant à 0,2 watts ! Le rubino pro perd 2,3
watts face au TT sur cette pente de 5,7 % à 20 km/h contre 3,3 watts à plat à 43
km/h sur le roller. Retrouvez le test du rubino pro speed chez bicyclerollingresistance qui en format 27 mm et gonflé fort fait jeu égale avec un GP4000S 2 25 mm.
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| Résumé des tests |
Un autre test a opposé le Corsa Speed TLR avec chambre
Latex, le même Corsa Speed TLR en tubeless et denouveau le boyaux corsa speed
Vs GPTT latex. Pour le boyaux il fait cette fois jeu égal avec le TT, la route
étant sèche mais il ne s’envole pas non plus… ( test du 17/12 sur tableau ci dessus). On peut retrouver le même phénomène des petites
sections avec le continental supersonic 23 mm. Sur le roller, il est devant mais passe derrière le GPTT une fois sur un terrain montant. ( cf
tableaux ci dessous).C’est un pneu raide et étroit qui garde toujours sa faible largeur (
23mm) même sur jante large . D’ailleurs
Continental m’avait confirmé à
l’Eurobike que le Supersonic en 25 mm
était en développement pour améliorer son rendement sur les jantes actuelles.
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| Roller (puissance consommée en vert): 1 er: Supersonic 23 mm, 2 ème GPTT 25mm, 3 ème GP4000 S 2 25 mm |
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| Salbert: 1 er TT, 2 eme SS, 3 eme GP4000S 2 |
Pour en revenir au test, le corsa speed TLR et ses 26mm de
section fait merveille sur le terrain et confirme son
potentiel détecté sur roller. Avec 3,6 watts économisés sur le GP TT, c’est une fusée !
Jamais un pneu n’a été aussi vite dans mes tests. Le doute s’est par contre temporairement
installé sur le même pneu en version
tubeless avec seulement 1 watt de mieux que le GPTT…avec 30 ml de liquide
préventif il n’y avait pas de raisons qu’il marche moins bien qu'en version chambre à air…la réponse
viendra plus tard mais la route, en partie au soleil pour les précédents tests, s’est retrouvée à l’ombre en fin de journée. Les conditions changent vite à
cette époque et les arbres dégarnis de feuilles ne lissent pas autant les
changements de températures qu’en été….chaque détail compte pour avoir un
test reproductible ! Le dernier test du 19/12 sur une nouvelle pente à 7% et
plein soleil confirmera que le tubeless va tout aussi bien, voir plus vite, que
la version en chambre latex. Il confirme donc tout le potentiel de ces pneus d'une façon générale.
Si on en revient au test Bikeboard, cette
version Speed TLR serait devant tous les
autres pneus si on table sur 4 watts de mieux qu'un GPTT. Seul le Spécialized Turbo cotton pourrait s'en rapprocher mais sans sa résistance à priori!
J’espère qu’un test officiel sortira prochainement pour valider tout cela.
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| Les tests Bikeboard |
J’espère qu’un test officiel sortira prochainement pour valider tout cela.
Ces tests montrent que l’écart entre les pneus est plus important sur le roller que
sur un terrain montant. Cela paraît logique car la résistance au roulement augmente
avec la vitesse. Le tableau ci dessous le rappel:
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| RR: 13 % sur le plat 40 kmh et 8 % à 20 kmh 5% de pente |
Mon test Roller peut donc être employé pour mesurer la performance
d’un pneu par rapport à un autre. C’est vraiment un point positif pour des tests à l’avenir. En
maitrisant pression, température, poids, watts, section… il est donc possible
de chiffrer du rendement sur cet équipement. Le chassis oscillant du roller et
l’équilibre qui en résulte rapproche vraiment le comportement du vélo à celui de la route.
Pour en revenir aux nouveaux Vittoria, le rendement et le confort sont vraiment au sommet du marché. Si la résistance à
l’usure et la crevaison sont au rendez vous, on aura vraiment à faire à un best seller…le
test de Matos Vélo semble aussi aller dans ce sens.
Même le boyau Corsa Speed pourrait
être meilleur que les Continental GP TT ou Supersonic à haute vitesse. C’est bien une première dans mes tests ! Il faudrait par contre une version Speed 25 mm pour faire un parfait accord
avec les jantes larges actuelles et redonner du rendement en bosses.
En tout cas de mon coté, je garde la version
montée tubeless. Tout y est cette fois entre confort, rendement, crevaison par pincement impossible. Moi qui a été si longtemps réfractaire à cette technologie au rendement toujours décevant,
voici un vrai coup de force de Vittoria en me faisant changer d’avis pour ma saison 2016 !
| Corsa Speed TLR + No tube tubeless sur Canyon Aéroad pour 2016. |
dimanche 27 décembre 2015
Résistance au roulement: point avec les bancs de mesures.
Salut à tous,
Depuis mon dernier test de pneus et rendement sur Roller, 2 tests
indépendants sur bancs de mesure ont été
réalisé par Velonews et Bikeboard. Ils
sont maintenant disponibles sur le net: Ici et là.
La 2 ème série de test réalisée par Bikeboard sur une grosse roue de diamètre 140 cm et un
tout nouveau banc est interessante. Les pneus ont été testé à 40 km/h avec 45 kg de charge, c’est assez
proche de mon test Roller à 43 km/h en terme de vitesse. Par contre ce n'est pas le cas en terme d’appui et charge puisque le pneu repose chez moi sur
2 petits rouleaux. Il en résulte des écarts entre pneus assez important et pas
réalistes par rapport au terrain me concernant. J’avais émis l’hypothèse que diviser les écarts par 3 pouvait être cohérent par rapport à mes montées tests. Le test Bikeboard
est tombé à point nommé puisque ce dernier à pu tester 3 pneus que j’avais
également comparé. A savoir le continental GP TT 23 mm, GP 4000S 2 25 mm et le
dernier Corsa Speed Graphène 25 mm. Si
on regarde leurs résultats on s’aperçoit que le TT (13,9 w) est plus rapide d’un
watt que le GP 4000S 2 (15 w) et 2 watts que le Corsa Speed 25 mm ( 16 w).
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| Résultats Bikeboard en rouge pour TT,GP et Corsa |
C’est déjà une bonne nouvelle pour moi car c’est aussi l’ordre de performance trouvé de mon
coté. Le TT était plus rapide de 4 watts vs le GP4000S 2 et 8 watts vs le Corsa, il semblerait donc que diviser par 4 mes résultats entre les pneus
soit plus réaliste pour retomber sur les écarts Bikeboard.
![]() |
| Mes résultats en rouge Roller Corsa,TT, GP |
Le test Bikeboard
indique également que sur rouleau lisse, la pression permet de gagner du
rendement de l’ordre de 0,5 w en passant de 7 à 8 bars pour les pneus et 1,25 w de 9 à 11 bars avec les boyaux. Sur roller je constate également ce
genre d’écart avec le GP TT entre 6 bars
et 8 bars où 4,7 watts sont mesurés soit 1,2 watts réel si on
applique le coefficient diviseur. Cela nous fait donc 0,6 watts/ bars et reste proche de leur conclusion. J’ai testé aussi le dernier Corsa
speed Boyaux en trouvant des écarts
similaires comme le montre le graphique ci dessous.
Pour le terrain, on peut se
rapprocher du test Vélonews et leur surface type asphalte indiquant qu’à partir
d’une certaine pression le pneu va finir par rebondir sur les aspérités et perdre du rendement. Ils mesuraient
1, 3 watts pour le pneu Spécialized en passant de 6 à 7 bars puis se dégradait entre
7 et 8 bars !
Cela me permet de rebondir sur un test terrain où je testais
les gains inertiels des roues et j’avais fait en dernier test un changement de
pression de 6 à 8 bars sur le TT. Et bien j’avais mesuré pratiquement 1,6 watts de gain sur mon protocole ( 2 pneus) et en
restant sur un bon asphalte, pas si mal et assez cohérent avec mon test
rouleau ( 1,2 w ) et le test vélonews (
1,3 w).
Le dernier point abordé est le comportement d’une chambre
latex sur rouleaux. Vélonews met le doigt sur un point très important quand on
test des pneus et des boyaux latex. Sur
banc lisse, le latex roule bien mieux que du butyl…En effet l’écart passe de 1,3
w à 3,2 watts en basculant d’une surface type asphalte à lisse. De mon coté, le
fait de passer d’une chambre à air butyl de 70g à latex 80 g change
complètement le rendement du pneu sur mes rouleaux aussi. Sur mon test avec le
GP TT, le fait de switcher d’une chambre
à l’autre permet de gagner 16 watts ! Même en divisant par 4 ce résultat, on est loin de la réalité du terrain où je pense aussi que 1 à 1,5 watts par chambre à air suivant les vitesses est un
grand maximum.
![]() |
| Latex Vs Butyl |
J’ai aussi essayé plusieurs chambres latex ( Vittoria 70g,
Michelin 80g et Vredenstein 45 g) mais je n’ai trouvé aucune différence notable
entre toute. Tous mes prochains tests incluant des boyaux avec chambre latex
seront donc opposés à des pneus avec chambre à air latex également.
Avant d’en finir, on peut noter une grosse différence de
consommation de watts entre le test Vélonews et Bikeboard. Je pense que les
résultats Vélonews sont par paire de pneus et non par pneu. Le GP4000S 2 25 mm
est annoncé à 34 w consommés avec une chambre latex contre 15 w avec du butyl chez Bike board !
Difficile de s’y retrouver ! Schwalbe qui a fait tester ses tubeless chez le
même labo( Wheel Energy ) que Vélonews annonce deux fois moins de puissance consommée par
pneu (17 watts à 40 km/h).
![]() |
Les même pneus mais 2 fois plus de consommation ?
Si on regarde aussi du coté de Bikerolling résistance,
on note des consommations tournant autour de 15,6 watts pour le Pro one Tubeless
si on passe la vitesse de 30 à 40 km/h.…Cela semble plus cohérent… D’un test à
l’autre il est normal d’obtenir quelques écarts car le diamètre de roue, la surface, la charge, la vitesse, l'asservissement employés ne sont pas complètement identiques mais
peut être pas jusqu'à trouver le double! Selon moi il faut donc diviser par 2
les résultats Vélonews. Quand on
roule à 40 km/h ou 300 watts sur le plat, 13 % de la consommation en watts vient de la
résistance au roulement. Cela fait donc une quarantaine de watts / paire de pneus. Jusqu'a 5/6 % ou 20 km/h dans cet exemple avec 75 kg cycliste + vélo à 300 w , la résistance au roulement représente encore 8 % d'où l'interêt de bien choisir ses pneus.
Maintenant que tout cela est posé, je vais
pouvoir passer à la suite des comparatifs Roller puis terrain avec les nouveaux Vittoria graphène à ma
disposition à savoir : Boyaux corsa speed 23 mm , Pneu tubeless ready
corsa speed 23 mm, rubino pro speed 25
mm.
mercredi 23 décembre 2015
Coupure, PPG et foncier avant de foncer.
Salut à tous,
Après une bonne saison, l’athlète se doit de couper dans sa pratique en respectant une certaine période de repos afin de se régénérer physiquement et mentalement. En fonction de la saison effectuée mais aussi de l’âge du pratiquant on pourra faire fluctuer cette période entre 10 et 21 jours ( jusqu'à 5 semaines pour certain pro). C'est un bon compromis entre récupération optimale et baisse limité du potentiel. Cette coupure va permettre aussi de récupérer de la sensibilité neuromusculaire. Qu'est ce que c’est ? Tout simplement c’est la capacité du système nerveux à réagir à un nouveau stimulus. Quand on a une saison de courses ou d’entrainement dans les jambes, cette dernière est fortement diminuée par les habitudes prises lors des routines d’entrainements. Faire une coupure et reprendre par d’autres sports va permettre d’éloigner l’athlète de ses habitudes et ainsi mieux réagir quand il reprendra son sport de prédilection (évidemment pas un an après !!). C’est ainsi que reprise doit rimer avec diversité sportive et non reprendre le vélo bille en tête! On conseillera footing, skating, natation, rando pour l’entretien des qualités cardio vasculaire, VTT ou piste pour entretenir le geste et ses équilibres ainsi que renforcement musculaire pour préparer le futur cycle d’endurance. Et je tiens à m’arrêter particulièrement sur ce point. Si on veut être bien posé sur son vélo, pouvoir écraser les pédales en force max sans bouger, limiter les risques de blessures, il conviendra d’avoir réalisé au préalable un solide cycle de renforcement. Sur 3 à 4 semaines, haut et bas du corps seront sollicités par des exos simples sous forme de circuit training. On pourra également se tourner vers des exos de gainage avec l’aide du swissball. C'est certainement très efficace mais je préfère m’orienter pour les jambes vers des exos plus classique et certainement plus parlant pour beaucoup. Ci joint un enchaînement proposé par Joe Friel: squat ou leg, jump box, sprint.
Par contre il ne faudra jamais oublier d’entretenir ce renforcement toute la saison par un petit rappel par semaine. Comme toujours en entrainement quand on arrête un stimulus, on le perd ! Cette réflexion s’applique d’autant plus à ceux qui passent l’hiver en salle de muscu à pousser de la fonte en espérant prendre de la force. Alors oui c’est possible mais il faut continuer toute l’année pour continuer d'en retirer tous les bénéfices. Après un bon mois de PPG alors oui on peut reprendre le chemin de la route.
Sur ce point je tiens à reprendre l'approche de reprise en se basant un livre de Joe Friel : Powermeter Handbook.
Il reprend les concepts FTP de Coggan pour déterminer les zones de puissance d’entrainement mais avant cela il se focalise sur la fréquence cardiaque. Et oui vu la période, on peut d’avantage se permettre de travailler avec. Les exos faisant appel à du fractionné ne sont pas encore majoritaires et donc les capteurs ne sont pas encore d’une grande utilité pour ça. Mais on va tout de même continuer à regarder la puissance pour valider que cette dernière monte pour une même Fc dans les semaines avenir. Premier test à faire : un bon 30 min à fond où on retiendra la fc moyenne sur les 20 dernières minutes. Sa sera la FC au seuil ( LTHR : lactate threshold heart rate). A partir de là on aura une zone d’endurance basse entre 81 et 85 % de LTHR et haute entre 85 et 89 % de LTHR. Les sorties dans le but de développer l’endurance seront faite au début sur la zone 81/85 % en essayant de maximiser le temps dedans (parcours adaptés). Peu importe la puissance, on focalise sur la fc sur cette plage. Au retour d’une sortie on vérifie son indice d’efficacité à l’aide de plusieurs concepts et du logiciel WKO.
En divisant la puissance normalisé moyenne par la fc moyenne de la zone sélectionnée, on obtient l’EF : Efficiency factor. En accumulant des heures et en comparant d’une semaine à l’autre cet indice doit monter. Cela veut dire que la puissance s’améliore. Quand il commence à stagner (6 à 8 semaines) c’est que la phase foncière n’est pas loin d’être acquise et que l’on peut passer à plus intense.
![]() |
| EF |
L’autre concept intéressant est le découpling ou Pw :HR dans wko. En sélectionnant une zone de son tracé, on vérifie comment dérive la fc pour une certaine puissance. Plus la Fc est stable pour une même puissance meilleur est notre condition. En dessous de 3 à 5 % de résultat on admet que c’est bon. Ainsi on pourra regarder sur un parcours de 2 à 4 h ce qu’il se passe pour l’endurance.
![]() |
| EF + PW:HR |
Avec EF et pw HR on a donc de sérieux outils pour valider sa progression. La Fc est encore indispensable ! Parallèlement à l’endurance, Joe Friel fait développer la force et vélocité sur cette période. Pour la vélocité et en résumé rapide dès que l’on peut tourner les jambes, il faut le faire ! Pour la force, pas de miracle, si on veut en gagner il faut apprendre à écraser les pédales. Que ceux qui ne jurent que par les sorties sur la plaque à faible cadence passent leur chemin. Ce n’est pas à cette période que c’est le plus utile ! On réservera l’endurance de force ou force sous max surtout au travail préparatoire d’un cycle de seuil. Ici encore on se sert de WKO pour mesurer ses progrès. Puissance= force * vélocité. La force d’appui peut se mesurer indépendamment grâce au couple en N.m, c’est lui le véritable juge de paix dans la prise de force. Et non la puissance. Alors il faut être capable d’appuyer très fort et ASSIS sur 6 à 12 tours de manivelle, en côte sur un énorme braquet afin de limiter la cadence et donc travailler qu’en force pure. Et là toute la préparation précédente de ppg prend son sens. Sans un bassin bien fixé et des quadriceps+tendons bien aptes à encaisser ses contraintes, pas de prise de force efficace ! Le couple est donc l’indicateur qui doit monter de semaine en semaine. Idem quand celui-ci plafonne la force est en place.
![]() |
| Pmax arrêté: 679 w mais 175 N.m, sur 1300 w lancé seulement 130 N.m! |
Ainsi pour Joe Friel avec 2 séances de force max, 2 d’endurances et 2 de récup/vélocité totalisant au moins 12h ou encore 600 TSS/ semaine sur 6 à 8 semaines, on peut vraiment se faire une bonne base.
lundi 23 novembre 2015
Test des pédales POWERTAP P1
Salut à tous,
Après les plateaux C1, j’ai pu tester les nouvelles pédales Powertap P1. Disponibles depuis quelques mois, ces pédales rencontrent déjà un
franc succès et il était temps de les tester. L’historique était lourd
concernant les capteur de puissance installés dans les pédales (
Vector, Look power..) et le lancement de la version Powertap pouvait inquiéter
malgré leur maitrise dans le domaine de la puissance.
Au déballage les P1 se présentent comme des pédales classiques. Pas de pod, pas
de clé spécifiques de serrage, Powertap a réussi le tour de force de tout
intégrer dans les pédales. On a du coup un petit embonpoint sur la balance avec
205 g pesé par pédale. Soit 100g de plus que la moyenne des pédales du marché. Après avoir mis les piles
AAA dans leur logement, il suffit de monter les pédales à la place des
actuelles et c’est presque fini. Il faudra faire une petite correction de
hauteur de selle car les cales plus épaisses que les kéo power nécessitent de
relever l’assise de 5 à 7 mm.
L’application Powertap permet de vérifier que le dernier
firmware (stabilité et précision des mesures améliorées) est bien présent et de mettre à jour si besoin, très pratique !
Le
compteur les détecte tout de suite et après avoir lancer la procédure d’étalonnage
et rentré sa longueur de manivelle, tout est ok pour partir rouler.
Je les ai monté sur mon pédalier SRM ROTOR et fait
plusieurs sorties de tests à tous les niveaux d’intensités en variant les
positions comme avec les plateaux C1.
Dès les premiers tours de roues on sent que le produit est très
bon. Les pédales suivent à la lettre le SRM en rapidité et qualité de la
mesure. La sous estimation est de quelques watts, à peine 1 % ( +/- 1,5 % annoncé) jusqu'à 350 w, puis on est très proche entre 350 w
et 600 w et devient légèrement supérieure sur les démarrage et pic de puissance.
A ce niveau on peut se demander si ce n’est pas les pédales qui sont les plus
rapide et juste. En effet avec 40 points de mesures possibles sur un cycle de
pédalage (construction + principe
de l’effet hall décrit un peu plus loin), la précision est
extrême sur les pics de puissance quelques soit le placement de la manivelle.
![]() |
| 1329 w P1 vs 1323 w ( 1330 arrondi PC7) SRM |
Globalement tous les sprints ont été égaux ou supérieurs
avec les P1 Vs SRM.
Ci dessous les 2 courbes de tous les pics de puissance 1s à
20 min sur une sortie de 1 h30. Les 2 capteurs se suivent de très près.
Pour ceux qui disposent d’un pédalier ovale type Osymetric
où les variations de vitesse angulaire sont importantes, les P1 pourront
toujours mesurer avec précision la puissance développée grâce au 40 points de
mesures. D’ailleurs avec le prochain firmware, il sera possible d’avoir tous ses
vecteurs de forces décomposés ainsi que l'orientation de son pédalage comme sur Bike fitting ou système Pionner. Bref
pour le moment on peut difficilement trouver un reproche sur la qualité de
mesure du produit. Voici quelques schémas détaillés du fonctionnement des P1 ainsi qu'un lien vers le principe de l'effet Hall utilisé grâce aux aimants embarqués sur les axes.
Concernant l’analyse des fichiers, il est également possible de
visualiser sa répartition G/D. Avec WKO 4, l’analyse peut aller assez loin
facilement comme avec le graphique ci-dessous où l’on peut voir la répartition
G/D en fonction des intensités.
![]() |
| Répartition G/D + ESIE |
Globalement le pédalage est équilibré en
endurance I2 et tempo I3 mais en poursuivant un effort vers I4 et I5, la répartition change. C’est la jambe droite
qui fatigue moins vite et prends le dessus sur la gauche donnant plutôt une
répartition 47/53 %. Intéressant mais
pas si surpris puisque c’est aussi ce qu’avait relevé l'analyse Bikefitting à Besançon. Il reste donc encore du perfectionnement de mon coté malgré les correctifs déja réalisés lors de l'étude Bike fitting. L’affichage G/D en live sur le
compteur a aussi révélé qu’avec la fatigue, et en fin de sortie, la jambe droite prenait
aussi le dessus à des intensités plus faible. Un axe de progrès pour l’hiver et
peut être renforcer la jambe gauche. Cette analyse relève également la limite
des capteurs unijambiste du marché. Les graphiques prouvent que la répartition
peut changer d’un jour à l’autre avec la fatigue, la position assis/ danseuse et
l’intensité de pédalage. Même si le capteur est fiable en lui même, la machine
humaine ne l’est pas toujours ! En partant de ce principe aucune solution
unijambiste de mesure de la puissance ne peut satisfaire un entrainement ou des
études pointus.
| Passages sur pavés, les mesures P1 sont toujours aussi bonnes. |
Pour en revenir au poids tournant supplémentaire engendré par les pédales, c’est un faux problème. On se pose rarement la question pour les chaussures par exemple. Entre des Spécialized
Sworks et des Sidi Wire , qui sont pourtant 2 chaussures haut de gamme, la
différence de poids est de 200g ! FredGrappe l’a aussi évoqué dans son livre,
l’influence sur le rendement de pédalage lié au poids des membres
inférieurs semble à démontrer. Et encore d'avantage si l’on parle d’un ajout de 100g par jambe dans le cas des pédales !
De mon coté, je n’ai absolu rien ressenti et si l’on doit calculer une perte,
ça sera uniquement les 200g en plus à chiffrer en bosse. Cela représentera à
peine 1 watt à compenser si la pente est à 10 % !
Pour conclure, la facilité d’installation, la qualité et les
possibilités de mesures en font pour moi un des capteurs best seller du marché.
Seul petit bémol, la durée de vie des piles semble annoncée à 60h. Mais Powertap
confirme qu’il est possible d’utiliser des rechargeables pour limiter le cout, un très bon point !
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