jeudi 18 juillet 2013

Bilan de mi saison

Salut à tous,

Je profite des vacances pour faire un bilan de mi saison sur mon entrainement et compétitions.
On ne va pas revenir sur l’hiver et le printemps pourris, mais ils m’auront enseignés que  l’on peut très bien être performant et frais en privilégiant le qualitatif court et intense aux sorties longues /épuisantes surtout dans le froid. Ainsi dès la mi-avril j’étais capable de fournir 245w moy sur 3h sans jamais avoir fait plus long et en battant de +10w mes records de 2012 à la même époque (pourtant avec mars 2012 très beau et doux).  Les sorties courtes à  PMA et les plus longues en mode Sweet spot training m’ont rendu très performant  et économique pour moi sur 3h.

5x3min@95%PMA


 Puis fin avril j’ai mis en place un cycle de gimenez avant les premières cyclos donnant également de très bons résultats avec dès mon 3ème un record pour moi avec 300wmoy tenu sur 45 min. Bref très satisfait finalement de la progression jusqu’à mi mai surtout sans dépasser 8 à 10 h par semaine ou 80/90TSS/D. 

Presque 5 w/kg pour ce Gimenez.

Ensuite quelques belles journées sont enfin arrivées permettant de consolider l’endurance critique en montagne et la performance. Dès la deuxième de + 4h, je tenais 240wmoy et 257wnp sur 2300mD+ sur 120 km, toutes les bosses passées entre 270 et 300w. Enorme pour moi.

 La progression s’est arrêtée là d’un point de vue performance pure. Les autres gimenez n’ont rien donné de mieux, ni la puissance NP et moy des longues sorties. Comme souvent en entrainement une qualité se développe souvent au détriment d’une autre. Sans capteur de puissance, c’est difficile de s’en apercevoir mais avec c’est flagrant. Ainsi les longues sorties de préparation à tenir la puissance sur 3000mD+ et jusqu'à 4h30/5h (en vue de la prépa EDT) auront érodé ma puissance pure.  Je paye ici certainement le printemps pourrie en voulant enchainer trop rapidement un peu trop de longues sorties pour être prêt à temps. Du coup une petite fatigue résiduelle a du s’installer. D’ailleurs mon coup de froid survenue pour la Time était une première alerte. 

240wmoy/257wNP sur 4h: la meilleur de l'année fin mai puis puissance brute en stagnation puis malade et baisse! 
A la Grand Bo j’ai eu tout de même la grande satisfaction de pouvoir enfin tenir la puissance critique jusqu'à 3000mD+ sans trop faiblir en tenant 300w ( croix Fry)  puis 290w( mont Saxonnex)  puis 270w sur la Colombière. Une première pour moi aussi et une belle satisfaction. Jusqu’en 2012, je m’écroulais souvent passé 2500mD+.   Mais j’ai bien vu que la barrière des 300w faisait obstacle pour des efforts supérieurs à 30min pourtant plus facile à tenir en Mai ! Encore une fois je chipote peut être pour certain, car je parle de 10w de manque de puissance, mais c’est aussi cela l’optimisation de son potentiel ! Sur l’Etape du Tour et maintenant que je reprends les chiffres de ma saison, c’est globalement une performance moyenne surtout sur la dernière montée du Semnoz. Au pied j’arrive avec 220w moy et en ayant passé les difficultés du début  vers 270/290w, puis l‘avant dernière du Revard entre 250w et 270w. Bref un cumul de 2300mD+ vers 270wmoy on va dire, et pourtant j’ai tout de suite explosé et fait une montée vers 240w. J’aurai bien aimé tenir la moitié au moins @270w comme dans la Colombière une semaine avant. Certainement que la fatigue des dernières semaines à finie par jouer.
Actuellement en congé pour 15 jours dans le sud, il est donc temps de penser récupération active et suite de la saison.

Les grosses cyclos de montagne sont maintenant derrière moi et je tiens vraiment à orienter ma fin de saison sur les grimpées chrono et la performance au seuil SV2. Il y aura le critérium du Ballon d’Alsace  le 15 août, les Ballons Vosgiens sur le petit parcours début septembre, le CLM du Ballon le 08/09 puis celui du col AMIC et enfin le Salbert début octobre. J’aimerai  rapidement atteindre le super niveau de fin septembre dernier permettant de faire un magnifique CP19’30@325w soit 5.3w/kg dans la Planche des Belles Fille. Pour cela je compte réattaquer par un cycle de PMA / couplé à un peu d’endurance de force sur 3 semaines en rentrant des vacances. Ça devrait me permettre de reprendre les quelques watts perdu à haut régime et également préparer la chaîne musculaire au temps de soutient sous la contrainte. Puis exo de seuil pur avec des temps de soutient dans un premier temps assez court ( 8 à 10 min) mais répété et élevé (90% de PMA) pour aller ensuite à plus long à 85 % de PMA.  

mardi 9 juillet 2013

Etape du tour 2013

Salut à tous,




J’ai participé dimanche dernier à l’étape du tour Annecy Semnoz 2013. Première participation pour moi  à  ce genre d’épreuve d’ultra masse avec 11500 participants mais routes fermées heureusement. Le parcours plus court que d’habitude et surtout avec le départ/arrivée pas loin, m’ont  fait me décider. C’est au moment de retirer son dossard que l’on se rend compte de tout le gigantisme de la manifestation : des stands à perte de vue, des milliers de gens, des animations de partout. Ça change de l’ambiance paisible sur la Grand Bo de la semaine dernière. Très différent on va dire mais les 2 ont des atouts !
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 Bref j’ai la chance de posséder un dossard pour le SAS 1 avec un départ proposé à 7h mais enlignement possible dès 6h. Etant hébergé dans ma famille à 20 min de vélo, je ne me vois pas partir à 5h40 pour faire le pied de grue dès 6h. De plus n’ayant pas l’endurance pour faire le parcours à fond, mes ambitions sont beaucoup plus limitées sur cette épreuve. En effet même si j’ai arrive à être performant sur 2500 à 3000mD+ dernier carat, je sais très bien que le Semnoz sera difficile à passer après Quintal lieu des 3000mD+. Bref j’arrive à me faire mal pour sortir du lit vers 5h20 et être vers 6h25 dans mon sas  mais surprise, je suis déjà tout à l’arrière. Devant 800 cyclistes surmotivés ! 


Ok la course est déjà pliée ou pas loin. Je sais bien que le premier col arrivera beaucoup trop vite pour remonter assez et la route ne sera pas assez large pour doubler sans gêne ensuite...  
Attente en retrouvant au hasard  S.Bellenoue ( entraîneur CC Etupe) et un fidèle du blog!

7 h donc ça part à fond, on roule à 45 km/h sur les 10 premiers km puis la cote du  Puget se profile. Comme prévu et même sans monter à bloc vers 270/280w, je ne fais que doubler du monde et ça sera de même jusqu’au suivant de Leschaux.  La météo est magnifique, le paysage splendide, les routes fermées et globalement en bon état, c’est déjà une super journée de vélo quoiqu’il en soit ! 

Le col des Près arrive vite et je suis vraiment bien, je lâche 300 watts dedans et fini seul. Je peux ainsi me faire la descente confortablement sans stress mais à bonne allure. A saint Jean d’Arvey, je prends pas de risque et m’arrête au ravito pour prendre de l’eau et quelques mètres plus tard dans le début du Revard pour satisfaire une envie pressante. Tant pis pour le challenge grimpeur et le cumul chrono des montées assuré par des cellules de détection sur chaque cols ( initiative sympa !). Après 2h10 @230wmoy/258wnp, je gère cette fois à 270w max car j’ai peur de pas finir bien. A la Féclaz, nouveau arrêt ravito, bananes, boissons, je discute avec les bénévoles vraiment sympa qui essayent de me faire goûter leur produit du coin (fromages, saucisson) qui ont l’air super bons de plus. Je reste sérieux et repart avec mes bananes ! Hop encore une minute dans la vue, je suis plus à ça prêt ! Fin de montée à 250w, j’en garde sous la pédale, j’admire le paysage, c’est vraiment beau ce coin du Revard ! Descente rapide vers Montcel  puis encore quelques petites bosses pour rejoindre Quintal, et nous voilà au pied du Semnoz. Dans la traversée de Quintal, l’ambiance est extra, on dirait que tout le village est sorti nous encourager. Il y a des gens de partout qui encouragent, ça fait vraiment du bien car la pente est terrible et j’ai du mal de dépasser les 12 km/h à  270w. Mais ça passe encore! Puis et comme prévue la dernière partie me voit sombrer. Comme quoi,  on ne peut pas tricher avec son profil d’endurance/puissance. Au moment d’attaquer la dernière partie du Semnoz, je suis à 4h d’effort pour  227wmoy et 252wNP, soit pas loin de mes records perso. Evidemment si je n’avais pas eu à faire plus, j’aurai pu accélérer et jeter mes dernières forces dans le Revard pour avoir une meilleure moyenne ! La fin est un chemin de croix, planté à 250 w puis 240w puis 230w…Pourtant je double encore, arrive enfin la flamme rouge du dernier km puis au 500m j’accélère un peu pour finir même @330w sur 30s. 58min de montée sur 13km700 @240w aie aie aie !  4h41 au compteur pour 127km, 3300mD+, 224wmoy,  4h 43 pour l’organisation avec mes arrêts ! 103 ème.


 Dommage pour le départ trop lointain, avec un bon groupe et sans dépenser plus d’énergie, je pense qu’un TOP 50 était possible. Au sommet, je retrouve Hervé, ça fait super plaisir de voir un proche quand on a été au bout de soit ! Je me jette dans ses bras ! J On refait la course et avec le recul j’aurai du y croire et me faire violence pour être au départ avec lui. Tant pis ça sera pour la prochaine !  Bravo à lui qui fait top 30! Magnifique étape tout de même, le circuit, l’organisation, le nombre de bénévoles, gendarmes et l'ambiance sur la route est unique ! Retour ensuite à la maison pour une jolie journée avec 180 km cumulé, mon record! 
Cuit mais heureux! 


lundi 1 juillet 2013

La Grand Bo 2013

Salut à tous,

 J’ai participé ce dimanche 30 juin à la Grand Bo 2013 : Un joli parcours de 125 km et 3000 mD+ à travers le col de la Croix Fry, Fleurie, Mont Saxonnex et Colombière.


 Enfin pour 2013 la météo est juste parfaite (pluie et froid la veille, ouf…), la forme est là (de bonnes dispositions sur les derniers entraînements) et pas malade comme à la Time.

Météo de rêve, pas froid, pas de vent.

Question matos et pour la première fois depuis 2 ans, j’abandonne mes roues carbone ultra light à 1kg la paire. Je les remplace par un ensemble roue alu/pneu sur l’avant et carbone à pneu light avec chambre à air latex à l’arrière. Mes derniers essais de rendement ont montrés que c’était aussi performant que les boyaux. Je choisis cette option aussi pour la qualité du freinage supérieur sur alu et la facilité de réparation au cas où. Comme chaque année on est 450 à 500 au départ pour cette cyclosportive qui mériterait encore plus de concurrents. L’organisation, la sécurité et l’ambiance d’après course ( bénévoles et repas top) sont vraiment sans failles !

Traditionnel photo d'avant départ avec Marc, un Belfortain aussi!

Le départ est neutralisé le temps de sortie du Grand Bornand puis on attaque directement la Croix Fry. Cette année ça monte pas trop fort jusqu'à la sortie de la Clusaz 244wnp sur 11min contre 268wnp 2012. Ça tombe bien car j’aime de moins en moins les départs rapides ! Puis ça embraille un peu @305w quelques minutes mais c’est finalement après la bifurcation Aravis Croix Fry qu’il faut sortir les watts. 10 min@315wnp/310wmoy. Comme d’habitude je gère et laisse s’étirer le groupe de quoi basculer pas loin de la tête sans trop me griller et revenir dans la descente. A la Jonction avant Thones l’allure ralentit et à ma grande surprise celle-ci va rester assez tranquille jusqu’au pied du col des Fleuries. A part quelques raidars de 1 à 2 minute passés vers 360watts, ça roule cool. 233 wnp sur 50 min contre 255wnp en 2012.Sur le final des Fleuries ça s’anime un peu 6 minutes à 320 w pour pas se laisser décramponner. J’arrive au pied du mont Saxonnex avec tous les grands favoris, on y retrouve Nicolas Roux et Ougier, Guillaume Novel, Pessey Jean Francis. Tous des anciens vainqueurs et les explications vont pouvoir commencer ! Dès le départ la rampe à 10 % fait exploser le groupe. Je passe en mode régulation vers 290 watts pour gérer au mieux le restant des difficultés et garder des forces jusqu’au bout. C’est toujours étonnant de voir partir les gars comme des balles pour ensuite les déposer 10 min plus tard. On voit encore une fois tout l’intérêt de gérer ses montées au maximum de son potentiel dès le début mais pour garder ce rythme jusqu’au bout ! Sans le capteur et dans l’ambiance course, ça serait bien difficile. Les watts sortent tout seul après 2h20 de course et j’arrive au sommet @292wmoy. C’est +12 watts par rapport à 2011 et 2012 et -1 min. Bon le début de course plus tranquille a aidé aussi !

Le profil de course

Arrêt ravito au sommet et descente rapide pour enchaîner ensuite le final et les 1000mD+ de la Colombière. Encore 280w jusqu’au Reposoir et toujours +10 watts sur 2012  puis arrive mon épouvantail des autres années où j’ai toujours fini en travers avec des crampes. Le mur des 2500mD+! Je continu sur ma lancé et les 10 premières minutes passe encore à 270w. J’ai remonté pas mal de concurrents et un cycliste m’indique que je suis 8 ème à 2min du 6 ème…Pour le 7ème ça semble possible il est juste devant moi. Je temporise 3 min @240w, ça va me permettre d’aborder la terrible rampe finale de 3km à 10% en ayant un peu de jus. Je reprends donc @270w, passe le 7ème et à ma grande surprise je tiens cette allure jusqu’au bout en accélérant même à 330w sur la dernière minute…Au sommet on m’annonce toujours 2 min de retard sur le 6 ème, cette fois c’est pas possible de revenir, surtout que je sens des débuts de crampes .Mais je suis super content c’est +25 watts et 3 min de gain par rapport à 2012 rien que sur le final et 5 min sur les 1000mD+ ! Enfin je passe les 3000mD+ sans m’écrouler. Le vainqueur Guillaume Novel gagne en 3h52 et moi 4h02. Il me colle 10 min sur 1500mD+. En 2012 il m’avait mis 2 0min mais il finissait en 3h46. Certainement qu’il a temporisé cette année, s’il lit ce blog il pourra toujours nous dire, Bravo à lui ! Sur le Grand parcours Nicolas Roux Impérial remporte sans difficulté la victoire devant l’autre Nico. Il est vraiment en forme pour la semaine prochaine et l'étape du tour. Je discute passé la ligne avec Florian un habitué du blog et des cyclos du coin. On parle évidemment course, stratégie d’effort avec la puissance et rendement matériel. Très sympa ! J’en profite ensuite pour continuer un peu la sortie du jour et préparer l’EDT de la semaine prochaine en allant monter le col des Annes par la magnifique vallée du Bouchet.

Dans la montée du col des Annes.

 A mi pente j’ai 3200mD+, 140 km, plus d’eau, plus de barres et commence à être moyen, cette fois je rentre mais ça devrait donc passer pour la semaine prochaine. Je tiens encore une fois à féliciter l’équipe de la Grand Bo. Tout était absolument parfait, vivement 2014.
Classement 135 km et 125 km .

Mon podium: 7 ème scratch et 2 ème cat.

Les vainqueurs scratch du jour



jeudi 27 juin 2013

Test POWER2MAX

Salut à tous,

Aujourd’hui j’aborde un test concernant les mesures de puissance avec un power2max.
Pour ce qui est de la présentation du capteur, je vous suggère l’excellent site DCMaker pour son illustration complète. Inutile de vouloir refaire la même chose et difficile de faire aussi bien !


Ce qui m’intéresse c’est avant tout la répétabilité des mesures de l’outil. La dernière évolution avec l’update pour les variations de températures semblent donner satisfaction. J’ai profité de la venue Rodolphe Lourd pour les 3 Ballons pour lui faire essayer une roue powertap g3 en doublon de son power2max et faire le cobaye le temps d’une après midi ! Merci à lui !


Rodolphe à fait une sortie de déblocage en passant en revue toutes les intensités de I2 à I6 pour ce test. Evidemment il faudrait multiplier les tests pour être plus juste. Mais comme celui de DC Maker est très fourni, je voulais voir si je retrouvais un peu prêt les mêmes conclusions. La roue powertap G3 prêtée, m’a déjà servi à plusieurs reprises dans des comparatifs avec mon SRM notamment dans celui du rendement des chaines de vélo. Je suis donc assez confiant sur sa justesse.

La sortie test


Sur la sortie on a des différences sous estimé de 1 à 2 % entre 200 et 320w par rapport au G3. C’est assez cohérent par rapport aux mesures de DCMaker. Ce dernier à fait beaucoup de relevés vers les 200w mais donc ça semble bon. Il a tout de même relevé un écart de 6 % sur des max à 500w. C’est aussi ce que je relève dès 400w où le power2max semble se mettre à dériver d’avantage. Sur tous les passages vers 400w de Rodolphe, il y a un bon 15 watts d’écart ou 4%. 

Récapitulatif


Vers 500 à 600w on atteint les 6 % mais il y a peut être une explication. Vers 600 w Rodolphe n’y est resté que quelques secondes. Sur un zoom, on voit que  : le powertap atteints plus rapidement la valeur cible ce qui pourrait expliquer un calcul moyen plus faible pour le power2max sur des intervalles si court. 
POWERTAP

POWER2MAX


Dans mes essais G3/ SRM et même vers 1000 watts l’ écart est assez stable. Il faudrait donc plus de mesures au dessus de 400 watts pour valider tout ça et surtout des temps de soutient plus long. Cette dérive n’est pas forcément dérangeante pour l’entrainement si celle-ci est toujours identique ! Cela reste à éclaircir.Dans les autres infos disponibles, il y a celle de Quentin Leplat et son vélomag où il parle des retours sur P2max de son coté, dont voici un extrait.


‘’ Nous avons observe que lors des accélérations brutales, le capteur présente une certaine
Inertie dans la mesure. Et si vous dépassez 1000 watts lors des 2 premieres secondes de votre accélération, ces valeurs
ne seront pas forcement enregistrées. Il est donc assez difficile de faire des tests de puissance maximale avec le power2max.
En revanche, sur les autres efforts supérieurs a quelques secondes les valeurs que nous observons sont pratiquement les
mêmes que celles obtenus avec le capteur powertap.
Le power2max avec le correctif 2013 devient un outil fiable pour l’entrainement et l’évaluation des performances. Son prix
est abordable, ce n’est pas négligeable par rapport a ses concurrents.
Le SAV que nous avons du faire fonctionner une fois, est impeccable. Le changement de pile facile.’’

Vous pouvez télécharger son mag entier pour plus d’infos. Il semble donc qu’à part le problème sur sprint, il n’est pas relevé de dérive importante. De mon coté, il  me faudrait un  autre test pour les puissances tenues au dessus de 400w.. Rodolphe revient vers le 15 aout, ça sera peut être l’occasion d’approfondir tout cela !


samedi 15 juin 2013

Butyl vs Latex bis

Salut à tous,

Aujourd’hui nouveau sujet technique où je m’attaque au rendement des chambres à Air. Suite à mon dernier article sur la section des pneus 23 mm vs 25 mm, j’avais acheté les magazines du marché parlant de ces sujets. Dans l’un d’entre eux un tableau de synthèse, donné par Spécialized sur le rendement des pneus,  m’avait interpellé. On y voyait que le même pneu pouvait gagner 2 watts rien qu’en changeant une chambre à air butyl pour du latex. 


J’ai donc voulu vérifier. En 2012 j’avais déjà  fait un début de comparatif mais sans grande référence et méthodologie par rapport à tous mes deniers tests. J’avais tout de même émis l’hypothèse que le Latex pouvait faire gagner un bon watt.

J’ai donc débuté avec  les roues du précédent  test de pneus,  des RAR Alu  sur base No tube équipée GP4000s et chambre butyl Hutchinson light 77g. Conditions identiques pour le test, Salbert, pas de vent, soleil, 20 degrés. Je choisis denouveau d’ajuster le bidon d’eau pour partir avec 70kg de masse total. Première montée et résultat STRICTEMENT identique aux derniers tests 15 jours plus tôt, 11’49 pour 270w. Assez troublant mais il faut reconnaître qu’a condition de test identique le SRM ne dérive pas d’un clou. Les 5 autres mesures sur les pneus avaient également donnée ce chrono tournant autour des  11’47 / 11’49 pour 70 kg montant à 269 /270w. 



2 ème montée, je mets ma Edge carbone 38 mm à pneu pour l’arrière toujours en GP400S et butyl. La roue est 50 g plus lourde en périphérie. A l’avant je garde la RAR alu ( je vais expliquer pourquoi plus loin). Pas de surprise à 0.5 watts prêt c’est le même résultat. Puis je change et mets une chambre à air Michelin Latex 22/23 dans la Edge arrière. Je garde la RAR butyl à l’avant. Je fais 2 montées de suite et là bonne surprise, le gain par rapport au butyl est d’environ 3 watts ! Vu la répétabilité des précédentes mesures, je ne remets pas en doute celles-ci !



Certain pourront se demander pourquoi je n’ai pas mis de latex à l’avant et pourquoi n’avoir pas fait tous les tests avec la même roue. Premier point et pour ceux qui avaient suivi ma mésaventure sur ma carbone à boyaux, j’avais démontré que c’était bien la qualité du pneu ou boyaux  à l’arrière qui donnait le rendement en bosse. En changeant mon boyau usé pour un neuf, j’avais retrouvé tous les watts dissipés. La roue avant était restée avec un boyau de 2000 km. 
 Deuxième point, j’ai choisis ma jante carbone arrière à pneu dans le but de trouver le meilleur compromis pour ma pratique montagneuse. En effet le Latex peut exploser sous forte chaleur dans les freinages et le carbone chauffe !  Mais en gardant une roue avant alu avec butyl, le risque est nettement diminué.Si on sait bien répartir son freinage en descente c’est 70 % des efforts qui passent sur l’avant. Ainsi jante alu basse, butyl, alu à l’avant pour les freinages et la roue carbone 38mm pour l’aéro, le rendement latex et la ridigité sur relances à l’arrière. La prise au vent reste limitée, on conserve les pneus pour la praticité et le rendement qu’on leur connaît. En rajoutant une chambre latex à l’arrière je pense qu’on obtient des rendements équivalents à des bons boyaux cette fois pour la montagne. Pour finir et même si ça ne figure pas dans mon tableau, j’ai refait une ultime montée en mettant à l’arrière ma RAR Svelt à boyaux veloflex carbon. Elle a à peine  fait mieux que la edge équipée latex,  0.5 watt soit trop faible pour tirer une conclusion. Tout ce que je peux dire c’est que l’avance des roues carbone à boyaux qui étaient déjà assez mince par rapport aux roues à pneus lors de mes tests, se réduit encore un peu plus si ces dernières sont équipées avec des chambres à air latex. C’est d’ailleurs ce que semble montrer le rapport Spécialized sur les boyaux.

lundi 10 juin 2013

TIME MEGEVE 2013

Salut à tous,


J’ai participé à la 10 ème Time Mégève Mont Blanc ce week end. Au niveau prépa je pense avoir fait le maximum avec les conditions météos que l’on a eu et mes dispos pour faire une bonne course sur 4h et 2600mD+. Mon dernier gros entrainement 10 jours avant avec  4h @240wmoy et les 2500mD+ tenus vers 285/295w m’avait mis en confiance. Egalement un super Gimenez fait 15 jours plus tôt où j’atteignais pour la première fois les 300 w sur 45 min. Bref 10 watts de plus qu’en 2012, tout semblait ok. Surtout que je comptais bien sur un pic de forme avec 10 jours d’affutage respecté scruptuleusement en baissant de 40 % ma charge d’entrainement, sans volume donc et avec de l’intensité courte.
 
Charge ++ puis affûtage 12 jours...


Malheureusement, en sport on est pas maître de tout et me voilà au départ avec les bronches prisent, nez en vrac, pratiquement aphone la veille…la météo fidèle au début de saison nous annonçait une journée froide avec un bon risque de pluie. Au départ la route est séche et le ciel clair, c’est tant mieux car vu mon état je prenais pas le départ avec la pluie…
La première descente est neutralisée vue l’état de la route et la deuxième des Saisies le sera également. PAr moment ce n’est plus une route mais un amas de trous en fait...Très bonne initiative des organisateurs en tout cas pour la sécurité de tous.
Dès la mise en route, je suis collé. Je me dis que l’échauffement précaire est peut être la cause. Mais après 40 min d’effort où je n’arrive pas à dépasser les 270w pour 295 w espérés je me dis que ça va être long…pas de force, c’est tout. Au sommet à 1600 m  il fait 10 degrés pour une mi juin…il a de la neige tout autour…Le deuxième col, le plus costaud de la journée, est celui de Bissane par Villard sur Doron avec 1000mD+ pour à peine 12km. Ça part pas mieux, 270w puis 265w pour finir @260w …bon c’est plié, journée sans force, sans rien.  

Ambiance au sommet...

Je suis trop mal, je descends et bifurque à Flumet pour rentrer direct sur Megéve, tranquille sur le petit parcours de 85 km et 2100mD+... Inutile de se rendre plus malade, j’ai déjà pas pris la pluie,  ça aurait été le pompon la haut à 1700m dans le brouillard.
Me voilà à l’arrivée, il a pas un chat…normal tout le monde est encore sur les autres parcours.
Bilan 2h50@216wmoy   dérisoir  en comparaison au 250w sur 3h ou 240w sur 4h que je sortais 15 jours avant …de quoi gagner 3 à 4 min par col au moins….
Bravo à Benoit pour avoir bravé la pluie, les orages et 5 °c sur le retour du  grand parcours. Un vrai guerrier !
Bravo également à MEGEVE et TIME pour l'organisation très sécuritaire mise en place , les consignes bien appuyés,  toujours la magnifique ambiance d'après course et les bénévoles vraiment souriant et accueillant.A   défaut de météo et forme, cela a bien compensé et on reviendra en 2014 pour faire mieux!.


Un podium vraiment sans l'avoir voulu!
Prochain objectif  dans 3 semaines à la Grand BO !

mardi 28 mai 2013

Pneus 23 mm VS 25 mm

Salut à tous,

J’ai profité enfin d’une journée sans vent et aux températures acceptables ( 16  à  20 degrés) pour faire un comparatif de section sur les pneumatiques. Le 25 mm est très en vogue en ce moment où on lui confère  un meilleure rendement et un meilleur confort par rapport au 23 mm. Pour ce test je vais comparer le dernier Michelin PRO 4 service course en 25 et 23 mm. 


Je tiens à remercier Guillaume du site Matosvélo pour m’avoir mis en relation avec Nicolas Cret, ingénieur chez Michelin sur le développement des pneumatiques vélos. Ce dernier m’a fait parvenir un set complet de pro 4 en 23 et 25 pour mes essais. Ils sont pesés à 218 g pour le 25 et 208 g pour le 23. Autant dire rien ! J’utilise une chambre à air light à 80g 700*20/25c pouvant donc aller dans les 2 carcasses !  7 bars.
Le lieu est habituel, le Salbert, une montée de 3.760 km à 5.7% de moyenne.  Température 15 degrés au début jusqu'à 20 degrés à la fin. Je me pèse comme d’habitude avant chaque montée et complète un bidon d’eau pour toujours avoir le même poids montant. Aujourd’hui à 69.8 kg tout compris. Je monte à 270 watts permettant d’évoluer entre 18 et 23 km/h, pas loin de 4.4 watts/kg, cela me semble déjà bien représentatif pour la majorité des utilisateurs.


Le premier test est effectué avec un autre grand pneu actuel, le GP400s (190g) possédant un bon volume avec une section de 23.8 mm pour me donner une idée de rendement pur des Michelin.
Les résultats sont rassemblés dans le tableau ci-dessous.


Et bien on peut dire que tout se tient dans un mouchoir de poche avec à peine 1 watts entre tous.  Sur des pneus haut de gamme, aucun ne prends donc l’avantage en montée. La dispersion possible du système de mesure m’empêche toutes conclusions sur de si faibles écarts. On notera tout de même l’incroyable répétabilité des résultats : 270w c’est  environ 11’43 s pour 69.8 kg et sur 5 montées !
Concernant le confort, je peux pas dire non plus que j’ai vu de grands écarts. Il faut dire que la route est plutôt en bon état. Alors peut être qu’à vitesse plus élevée et sur asphalte avec des aspérités le 25 mm va prendre l’avantage.  Pour ma pratique prioritaire et montagneuse, il peut en tout cas tout à fait se substituer à un 23 mm puisqu’il est au moins aussi performant en bosse.

Nicolas Cret m’a indiqué les données Michelin suivantes pour bien faire comprendre les différences de rendement entre pente et vitesse. Dans une pente à 7.9 %, 64kg cycliste, 379 w , le pneumatique intervient à 3 % dans la résistance au roulement (3,15kg/T) .  Toujours à 379w sur du plat, on est pas loin de 50 km/h et là la résistance du pneu passe à 11% (toujours 3,15kg/T). On comprend mieux l’intérêt de rechercher du rendement matériel  pour rouler vite  sur le plat ! Pour moi à part dans un labo ou sur un vélodrome, impossible de mettre en évidence  les gains à haute vitesse. Sur route extérieure et à 50 km/h, le moindre coup de vent ou le moindre changement dans sa position peut tout fausser ! Top vélo et leur test sur banc à rouleau lisse (pas forcément représentatif de l'asphalte) semble indiquer  un gain de 10 % de distance parcourue en plus pour le pro4 25 mm sur le 23 mm en étant lancé de 70 km/h et jusqu’à arrêt…un argument de plus en faveur du 25 mm même si en condition réelle je doute d'un tel écart!… Comme me le rappelait dernièrement Julien PINOT, on peut aussi faire confiance à Tony Martin réputé technicien hyper pointu,  s’il a choisit de passer en pneus de 25 mm pour ses CLM sur roues à pneus carbone ! pas un hasard certainement !